Le château de Chassenon

Le 7 décembre 1534, Jehan Dubreuil, écuyer, seigneur de Chassenon, rend aveu pour « sa maison forte » de Chassenon « environnée de douves garnies d’eau courante avec pont-levis ».

La bâtisse, située au bord de l’actuelle route de Coulonges à Fontenay-le-Comte, semble avoir subi peu de modifications jusqu’à l’arrivée de Antoine Walsh, dit le chevalier Walsh, en 1776. Le nouveau seigneur fait alors construire durant les années 1780, près de l’ancienne demeure, le château que nous connaissons actuellement.

En 1791, après avoir reçu des nouvelles alarmistes de Saint-Domingue où la famille possède des plantations, Antoine Walsh quitte la France accompagné de son gendre. Là-bas, pour échapper au massacre des blancs par les anciens esclaves, il s’embarque sur une corvette dénommée la Fine, laquelle, incapable de tenir la mer, périt corps et biens près des côtes de Virginie au mois d’octobre 1793.

En 1807, la veuve et les filles Walsh vendent la terre de Chassenon à Jean-Joachim Möller. Ce dernier, né en Norvège en 1754, est un riche négociant de Hambourg que le roi du Danemark avait promu consul à Nantes quelques années avant la Révolution. À son décès en 1819, le domaine passe aux mains de son fils Ignace Möller, premier maire de Xanton-Chassenon en 1828, puis d’Ernest Möller, à la mort de son père en 1841.

Ernest Möller s’attache dans la seconde moitié du XIXe siècle à améliorer et à embellir sa propriété qui passe pour une des plus belles du département. Il acquiert également de nouvelles fermes au cours des années 1870 et 1880 : Pineau, la Martinière et les Petit et Grand Champdoré à Darlais.

 Chassenon Le château de Chassenon vers 1905

À son décès en 1898, sa fille aînée, Elisa, épouse d’Alfred Querqui, hérite du domaine. Alfred Querqui fait apporter en 1900 d’importantes modifications au château, particulièrement à la toiture.

Leur fils unique, Eugène Querqui, étant mort en 1927 (après avoir pris froid lors d’une chasse) sans laisser postérité, c’est donc un petit cousin, Jean Siock’han de Kersabiec, qui hérite de Chassenon en 1942.

Guillaume PORCHET