Le mot du Maire

Un été meurtrier…

Le titre évoque bien évidement pour chacun d’entre vous le film de Jean Becker adapté du roman de Sébastien Japrisot, sorti en 1983, 35 ans déjà ! Mon propos vise plutôt à relater la violence de cet été caniculaire qui se prolonge. Nous avons assisté à un long train de catastrophes liées au dérèglement climatique.

Début juillet, des précipitations historiques s’abattent sur le Japon, 230 morts, une semaine plus tard la Grèce affronte les incendies les plus meurtriers de son histoire : 94 morts. La Suède, la Finlande s’embrasent à leur tour, à l’extrême nord de la Scandinavie on relevait 33 °c le 20 juillet. Incendies records en Californie tout comme au Canada. En Inde, une sévère mousson cause la mort de 1200 habitants.

La France était épargnée par des évènements d’une telle ampleur, jusqu’aux inondations de mi-octobre qui ont fait de nombreuses victimes.

Et dans notre belle commune, un projet de regroupements de communes, insuffisamment partagé, mal conduit par le maire, soulève la contestation d’une partie de la population. De réunions publiques houleuses, en tracts, panneaux « anti commune nouvelle », réseaux sociaux, les opposants au projet se mobilisent et communiquent à tout va.

Au sein du conseil municipal, dans un climat apaisé, les avis sont partagés, les échanges restent toujours courtois et respectueux. Le 08 octobre, le vote final relatif à la création de la commune nouvelle a pour résultat : 7 pour, 7 contre. Le projet ne verra pas le jour.

Pour ma part, ayant consacré cent cinquante heures de travail au moins à ce dossier, c’est une déconvenue, ce n’est pas la fin du monde, il reste de beaux projets déjà initiés à terminer.

Pourquoi cet édito me direz-vous ? Je pense qu’il y a lieu de hiérarchiser les évènements. D’une part toute une série de catastrophes liées pour partie à l’activité humaine, notre activité, qui nous laisse indifférents et ne changera pas notre mode de vie.

D’autre part, un projet mal partagé j’en conviens qui n’entrainait pour la majorité d’entre nous aucune modification du quotidien et qui a mobilisé les énergies au delà du raisonnable.

Bien sincèrement à vous,

Claudy Renault